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reportages - Cassius ou sextus

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Le département de l’Isère compte une soixantaine de communes dont le nom se termine par - IEU (ou, pour six d’entre elles, par -IEUX, -GNEUX ou YEU). Dans quatre ou cinq CAS on reconnaît le mot MILIEU ou celui de Dieu (par exemple : LIEUDIEU, MOIDIEU). A ces quelques exeptions près, l’origine de ces noms paraît énigmatique à qui ne connaît pas un peu l’histoire des toponymes de France.

En effet, les Gaulois désignaient le domaine sur lequel régnait leur chef en ajoutant au nom de ce dernier le suffixe -AKOS. A l’époque gallo-romaine, ce suffixe fut latinisé en -ACUM (-ACA au pluriel). Ainsi la propriété du gallo-romain TRAJAN fut -elle appelée TRAIANACUM. 

A l’ouest du Rhône et jusqu’en Aquitaine, avec le déclin de l’usage du latin, la finale -UM (ou -A) cessa d’être prononcée, si bien que tous les noms de lieux en -ACUM s’écrivirent désormais avec le suffixe simplifié -AC, donnant naissance à TREIGNAC (de TRAIANACA) et à une pléthore d’autres toponymes tels que JARNAC, COGNAC, BELLAC, BERGERAC, AURILLAC, PADIRAC, FIGEAC, etc…

A l’est du Rhône et singulièrement dans ce qui n’était pas encore le Dauphiné, les toponymes latins désignaient le domaine d’un chef local, au lieu d’évoluer vers des noms terminés en-AC, ont abouti à des noms se terminant par -IEU. Il est donc théoriquement possible, en supprimant mentalement ce suffixe, de retrouver, dans une orthographe plus ou moins approximative, le nom du chef qui possédait ce territoire à l’époque gallo-romaine ou au Haut-Moyen Âge. 

 

Les habitants de CESSIEU (Isère) pensent ainsi devoir le nom de leur commune au «général Cassius», nom dont ils ont baptisé une des rues de leur agglomération. 

L’ouvrage Chassieu en Velin, consacré à l’histoire de CHASSIEU, commune située dans le département du Rhône, recense de nombreuses variantes du nom de cette commune, qui serait notamment passé successivement par CASSIACO, CHACIACUM, puis CHACEU pour aboutir à CHASSIEU. Les deux premiers de ces noms évoquent l’existence d’un domaine ayant appartenu à un certain Cassius, car : CASSI/US + -AKOS > CASSIAKOS > CASSIACO, etc…

A en croire l’Histoire des communes de l’Isère, le nom de CHEYSSIEU aurait lui aussi primitivement désigné un territoire ayant appartenu à un dénommé CASSIUS. Explication linguistiquement plausible, reposant sur un article paru en 1840 dans la revue L’Allobroge, qui ne saurait être écartée d’un revers de main.

Toutefois, dans l’état actuel de nos connaissances ; cette théorie n’est encore étayée par aucune source scripturaire ou archéologique. Par ailleurs, la référence à CASSIUS n’est pas toujours parfaitement fondée. Ainsi, le nom le plus ancien de Chassieu cité par Chassieu en velin, «CASETUM» suggère une origine différente.

Or le nom d’un personnage éminent ayant vécu à ce qui ne l’appelait pas en core Cheyssieu au IIième siècle après J.-C. est parvenu jusqu’à nous grâce au sarcophage qui fut sa sépulture et qui, découvert dans les ruines de ce que les anciens du village appellent encore «le château», prit le chemin du monde lapidaire de Vienne en 1971. Le défunt s’appelait SEXTUS SOLLIUS DEMOSTHENIANUS. Ce nom en trois parties (TRIA NOMINA) indique que SEXTUS jouissait du statut de citoyen romain. Tout, à commencer par le luxe de son sarcophage, la nature de son surnom (COGNOMEN) etc. , laisse à penser que SEXTUS était un personnage important à la tête d’un domaine qu’il dirigeait peut-être avec des qualités d’administrateur probe et avisé, (et d’orateur ?) comparables à celle de l’homme d’état athénien Démosthène. Si tel fut le cas, alors son domaine dut être désigné, lors du passage du latin au français, sous le vocable : SEXT- + -IEU = SEXTIEU. 

Suivant l’exemple d’une célèbre famille romaine appelée SEXTIUS puis, de plus en plus, SESTIUS, SEXTIEU a pu s’écrire SESTIEU et, pour les mêmes raisons d’euphonie qui conduisent à prononcer comme «ss» le «T» de prétentieux, captieux, contentieux, etc…, se prononcer, puis s’écrire «SESSIEU». 

Le chuintement du «S» initial qui a transformé CASSIACO en CHACIACUM a sans doute finalement conduit à l’orthographe moderne : «CHESSIEU» (carte de Cassini, 1750), puis à l’orthographe actuelle. 

Faute d’avoir pu consulter d’éventuels documents anciens entreposés notamment aux Archives Départementales de l’Isère à Grenoble, il paraîtrait pour l’heure prématuré de vouloir trancher entre ces deux hypothèses et d’arbitrer entre CASSIUS et SEXTUS. Arbitrage auquel les fêtes de fin d’année pourraient néanmoins autoriser à se livrer sous forme d’un jeu au sein des familles cheyssinoises ou cheyssaliennes.
 

Alain-Gérard CHABRIEL, historien
1 décembre 2010

 


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